Le plan d'eau du Moulin de Corbel

Le plan d'eau du Moulin de Corbel

Pour les amoureux de la nature, appréciez la splendeur du plan d'eau du Moulin de Corbel, qui alimente la Ville de Lamballe.

Un sentier piétonnier permet d'en faire le tour et peut être le point de départ d'une belle randonnée. Si vous préférez rester le long du plan d'eau, vous pouvez aussi pêcher, pique-niquer... L'endroit est approprié pour des photos de famille ou de mariage.

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Les méandres du Gouessant

La rivière vit, elle façonne elle-même son parcours en fonction des obstacles qu’elle rencontre, mais elle cherche toujours à atteindre son profil d’équilibre : la ligne droite.

Peut-être, dès lors, vous demandez-vous pourquoi elle épouse parfois la forme d’un serpent pour poursuivre son cours. De la même façon que nous progressons en lacets pour gravir les montagnes, le cours d’eau contourne les difficultés en fabriquant des virages appelés méandres. On retrouve la plupart des méandres sur les secteurs où la pente du cours d’eau est faible, la force du courant y est moins importante et la rivière a besoin de davantage de temps pour se frayer un passage. Elle érode sa berge à l’extérieur de la sinuosité et dépose des sédiments à l’intérieur, elle peut ainsi déplacer son lit, parfois sur des milliers d’années, jusqu’à recouper le méandre qu’elle avait créé et qui, comme tous les autres, sera amené à disparaître.

Les Moulins de la Vallée du Gouëssant

Durant plusieurs siècles, une kyrielle de moulins s'activaient dans la haute vallée du Gouëssant. La déclivité de la rivière ne s'y prêtait-elle pas? Peu banale, l'une de ces petites usines, appelée Moulin Corbel, foulait les draps après leur tissage. Des maillets, montés sur un axe actionné par la force de l'eau, frappaient le tissu afin de lui donner de la souplesse. A cette époque, chaque ferme avait son "courtil", petite pièce de terre située près de la demeure, où étaient semés du chanvre et plus rarement du lin, qui exigeait des terres fertiles. Les toiles obtenues à partir de leurs fibres, très résistantes, constituaient l'essentiel des vêtements des paysans. Le fil de chanvre, mélangé avec la laine produite par leurs brebis, donnait le "berlinge", étoffe chaude utilisée en période hivernale.

Aux 17ème et 18ème siècles, les surplus de production étaient très probablement acheminés vers le marché de Moncontour, puis exportés par les "marchands de toiles", parfois jusqu'en Amérique du Sud.

Rois de la vallée à l'apogée de l'activité meunière, les moulins du Gouëssant ne survécurent pas à l'essor du progrès technique qui marqua le 20ème siècle.